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Article spécialisé

Suivi des vices : une ligne devient un dossier

Une liste de vices dit que quelque chose ne va pas. Un dossier dit où cela ne va pas, qui doit y remédier, pour quand — et si c'est fait.

Article spécialisé de la Open Experience GmbH. · État : septembre 2026

Qu'est-ce que le suivi des vices sur un chantier ?

Le suivi des vices est la conduite continue de chaque vice, du constat jusqu'à la levée : saisir, localiser sur le plan ou dans la maquette, étayer par une image, affecter à un responsable avec un délai, suivre l'avancement et contrôler la reprise. C'est le versant opérationnel de la gestion des vices — celle-ci fixe les droits et les délais applicables, le suivi fait en sorte qu'à la fin quelque chose soit démontrable.

Cadre juridique : Allemagne (code civil BGB, règles de marchés de travaux VOB/B, barème HOAI). D’autres pays appliquent d’autres règles, et les stipulations du contrat priment sur les délais standard cités ici.

Ce qu'un vice doit comporter

Un vice dépourvu de ces indications n'est pas un constat, c'est un souvenir. La colonne de droite montre ce qui manque dès que l'indication manque.

IndicationExempleCe qui devient impossible sans elle
*Localisation*Position sur le plan, ouvrage dans la maquetteRetrouver, affecter au corps de métier, recontrôler
*Description*La manifestation, non la causeUne mise en demeure qui désigne le vice sans équivoque
*Image*Prise de vue horodatéeLa preuve de l'état à un instant donné
*Responsable*Entreprise et interlocuteurDestinataire de la notification, départ du délai
*Délai*Une date, non « rapidement »Retard, exécution par soi-même, exécution aux frais du titulaire
*État*ouvert, en cours de traitement, levéLa preuve que quelque chose a bien été traité

La description nomme la manifestation (« fissure, 40 cm, horizontale »), non la cause supposée. Attribuer la cause revient à l'entreprise ou à un expert.

La visite fait le lien

Les vices apparaissent rarement isolément. En pratique, on parcourt une zone et l'on y consigne une série de constats. Dès lors que ces constats appartiennent à une même visite, le procès-verbal en découle sans travail supplémentaire — avec la date, les participants, la zone et toutes les positions.

  • Un procès-verbal plutôt que des fiches éparsesLa visite devient le document que reçoit le sous-traitant — prêt dès la fin du parcours.
  • Une relance sans travail manuelLa visite suivante de la même zone montre ce qui est resté ouvert, au lieu de repartir de zéro.
  • L'affectation au corps de métierQui peut filtrer par corps de métier envoie une liste par entreprise plutôt qu'une liste globale à tout le monde.

L'escalade plutôt que la relance

La partie la plus coûteuse du suivi des vices n'est pas la saisie, c'est la relance téléphonique. Une logique d'escalade s'en charge : faute de réaction dans le délai, le dossier monte automatiquement d'un cran — du chef de chantier à la conduite de travaux, de la conduite de travaux à la direction de projet.

  • Trois niveaux suffisentAu-delà, en pratique, plus personne ne sait qui est aux commandes à un moment donné.
  • Le délai porte l'escaladeSans date enregistrée, aucun système ne peut faire monter un dossier — le délai est donc un champ obligatoire, pas un commentaire.
  • Tout reste attaché au dossierQui a été informé et quand relève du vice lui-même, non d'une boîte de messagerie séparée.

Le processus selon la VOB/B

Pourquoi les tableurs échouent à cet endroit

Aucune localisation

Une cellule indiquant « RdC, au fond à gauche » ne se décode plus six mois plus tard.

Aucun horodatage

La date de modification du fichier ne dit rien du moment du constat.

Aucun lien vers l'image

La photo dort dans un dossier à côté — et s'appelle IMG_4711.jpg.

Trois versions en circulation

Dès qu'une liste circule par courriel, elle existe en plusieurs exemplaires et aucun n'est le bon.

Aucune levée

L'état est écrasé, l'historique disparaît — or c'est lui qui servira plus tard.

Mieux

Un dossier où localisation, image, délai, responsabilité et historique tiennent ensemble.

La liste comme modèle

Modèle de statuts, responsable en champ obligatoire, trois niveaux d'escalade avec date de réception et un feu tricolore des délais — sous forme de classeur Excel avec douze vices d'exemple remplis. Sans inscription.

Voir le modèle de liste des vices

L'image appartient au vice

La séparation la plus fréquente dans les projets de construction est celle entre la liste des vices et le fonds d'images. Elle coûte deux fois : à la saisie, parce que l'on classe deux fois, et en cas de litige, parce que plus personne ne peut dire avec certitude quelle image se rapporte à quel constat. Prises directement sur le dossier, les photos suppriment les deux. En complément, Construction Photos tient un journal photographique continu de l'avancement — y compris pour les zones où aucun vice n'est en cours.

De la pratique : des repères et des notes posés directement sur l'image épargnent, au moindre doute, trois questions en retour — qu'est-ce qui est visé au juste ?

Voir Construction Photos

Un dossier qui survit à la réception

Dans Construction Defects, l'application de gestion des vices, le vice est créé une fois et reste le même dossier — saisi sur le chantier, localisé sur le plan ou dans la maquette IFC, étayé par une image et une note vocale, assorti d'un délai et d'un responsable, suivi sur trois niveaux d'escalade au plus et finalement levé. Après la réception, il continue de vivre au lieu de déménager dans une seconde liste.

Voir Construction Defects

Questions fréquentes

Quelle différence entre le suivi des vices et la gestion des vices ?

La gestion décrit le déroulement juridique — mise en demeure, délai, reprise, garantie. Le suivi est la conduite quotidienne de chaque dossier, celle qui rend ce déroulement démontrable.

Une prestation restant à exécuter est-elle un vice ?

Non. Une prestation restante n'a pas encore été exécutée ; un vice a été exécuté, mais en contrariété avec le contrat. Les deux se saisissent séparément, car les conséquences juridiques diffèrent.

Les sous-traitants ont-ils besoin de leurs propres accès ?

Ce n'est pas obligatoire, c'est presque toujours judicieux. Celui qui voit le vice dans son propre accès et y déclare la reprise épargne deux ressaisies et les erreurs qui vont avec.

La saisie fonctionne-t-elle sans connexion ?

Oui. La saisie se fait hors ligne, la synchronisation dès que le réseau ou le Wi-Fi revient. Sur un chantier de gros œuvre, c'est le cas normal et non l'exception.

Combien de niveaux d'escalade sont utiles ?

Trois en pratique. Plus important que le nombre : chaque niveau porte le nom d'une personne et l'escalade reste documentée sur le dossier.

Que deviennent les vices après la réception ?

Ils continuent — avec la charge de la preuve inversée et dans le délai de garantie. C'est précisément pourquoi il ne devrait pas y avoir de changement de système entre la phase de travaux et la garantie.

La liste devient une chaîne.

45 minutes sur un projet réel : saisie sur le chantier, procès-verbal pour le sous-traitant, levée — le tout déroulé une fois de bout en bout.